Pour ceux qui veulent revoir le magnifique film de Frédéric Bach.
RESTOS
lundi 7 mars 2016
samedi 5 mars 2016
LECTURE SUIVIE / L'HOMME QUI PLANTAIT LES ARBRES de Jean Giono
Voici le nouveau livre de lecture suivie de ce mois-ci. Tu vas pouvoir découvrir le début du 1 er chapitre et tu liras la suite en classe.
Bonne lecture à tous
Chapitre 1
Il y a environ une quarantaine d’années, je faisais une longue course à pied, sur des hauteurs absolument inconnues des touristes, dans cette très vieille région des Alpes qui pénètre en Provence.
Cette région est délimitée au sud-est et au sud par le cours moyen de la Durance, entre Sisteron et Mirabeau ; au nord par le cours supérieur de la Drôme, depuis sa source jusqu’à Die ; à l’ouest par les plaines du Comtat Venaissin et les contreforts du mont Ventoux. Elle comprend toute la partie nord du département des Basses-Alpes, le sud de la Drôme et une petite enclave du Vaucluse.
C’étaient, au moment où j’entrepris ma longue promenade dans ces déserts, des landes nues et monotones, vers mille deux cents à mille trois cents mètres d’altitude. Il n’y poussait que des lavandes sauvages.
Je traversais ce pays dans sa plus grande largeur et, après trois jours de marche, je me trouvais dans une désolation sans exemple. Je campais à côté d’un squelette de village abandonné. Je n’avais plus d’eau depuis la veille et il me fallait en trouver.
Ces maisons agglomérées, quoique en ruine, comme un vieux nid de guêpes, me firent penser qu’il avait dû y avoir là, dans le temps, une fontaine ou un puits. Il y avait bien une fontaine, mais sèche. Les cinq à six maisons, sans toiture, rongées de vent et de pluie, la petite chapelle au clocher écroulé, étaient rangées comme le sont les maisons et les chapelles dans les villages vivants, mais toute vie avait disparu.
C’était un beau jour de juin avec grand soleil, mais, sur ces terres sans abri et hautes dans le ciel, le vent soufflait avec une brutalité insupportable. Ses grondements dans les carcasses des maisons étaient ceux d’un fauve dérangé dans son repas.
Il me fallut lever le camp. À cinq heures de marche de là, je n’avais toujours pas trouvé d’eau et rien ne pouvait me donner l’espoir d’en trouver. C’était partout la même sécheresse, les mêmes herbes ligneuses. Il me sembla apercevoir dans le lointain une petite silhouette noire, debout. Je la pris pour le tronc d’un arbre solitaire. À tout hasard, je me dirigeai vers elle. C’était un berger. Une trentaine de moutons couchés sur la terre brûlante se reposaient près de lui.
Humaniste et écologiste avant l'heure, l'écrivain Jean Giono (1895-1970) s'est inspiré de son histoire personnelle et de celle de sa région natale pour écrire L'homme qui plantait des arbres en 1953.

LES ARBRES ARTISTIQUES

LES ARBRES ARTISTIQUES








et toi comment représenteras-tu ton arbre ?
mercredi 2 mars 2016
ECOUTE MUSICALE / LE BOLERO DE RAVEL / CM 1 / 2016
Le Boléro de Maurice Ravel, est une musique de ballet pour orchestre qui fut composée en 1928 et créée le 22 novembre de la même année à l’Opéra Garnier de Paris.
Mouvement de danse au rythme et au tempo invariables, à la mélodie uniforme et répétitive, le Boléro de Ravel tire ses seuls éléments de variation des effets d’orchestration.
Cette œuvre singulière, que Ravel disait considérer comme une simple étude d’orchestration, a fait l’objet dès sa création d’une très large diffusion jusqu’à devenir, de nos jours encore, une des œuvres musicales les plus jouées dans le monde.
Le ballet de Paris
Version flashmob en Espagne
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